J62... L'eau et la pierre.

Publié le 1 Juin 2013

Un peu animée l'albergue hier soir, on voit qu'on est dans la dernière ligne droite et que les difficultés sont derrière nous. Les Espagnols sont de nouveau en nombre car pour avoir la "Compostella" c'est à dire le certificat officiel qui a été instauré au XIV ème siècle et rédigé en latin, il faut au moins avoir fait les 100 derniers kilomètres avant Santiago à pieds ou 200 en vélo ou à cheval, avis aux amateurs...

Donc hier soir à 22h30 tout était encore allumé et ça parlait fort et des gamins couraient en braillant dans l'albergue... Un pèlerin a fini par y mettre fin, et moi fermer la porte et éteindre la lumière, non mais alors!! Bon après la nuit, c'est comme toutes les nuits en Albergue avec 16 personnes dans un dortoir... On a quand même eu droit à une belle symphonie avec artistes variés et musique sur différents tons. Il y en a un, on aurait dit le bruit du cochon avant qu'on l'égorge, d'ailleurs c'est ce que j'aurais dû faire...j'avais laissé mes boules quies dans mon duvet dont je n'avais pas besoin pour cause de "drap" et de couverture, funeste erreur!!

Ce matin réveil presque tardif vers 6h, on voit bien que c'est la fin, des premiers pèlerins. C'est amusant, c'est toujours les plus bruyants qui se lèvent les premiers... Après m'être préparé et avalé mon petit déjeuner, je pars vers 7h45 le plus tranquillement du monde pour une balade de 19km.

Comme je le fais maintenant systématiquement , pas de déploiement des bâtons, pas de précipitation, de la douceur... Sauf que dès qu'on sort de Triacastela, on se fait 300m de dénivelé histoire de se réveiller définitivement, et pas sur 10km... Et en plus du petit chemin caillouteux et boueux on est sur la route des pâturages...ce qui veut dire boue et bouse, et ça glisse encore plus la bouse surtout fraîche!! Bref les bâtons sont les bienvenus pour maintenir l'équilibre à défaut de s'en servir pour pousser dans la côte. En fait je vais passer ma matinée à les déployer et à les rentrer en fonction du sol.

Le soleil tarde à percer et les nuages sont encore accrochés aux collines. On se promène à 900m d'altitude et il fait frais. C'est peut-être ce qui facilite les rapprochements entre pèlerins...

Nous allons traverser toute la matinée de belles forêts de chênes, châtaigniers et bouleaux. Il y avait une fois de plus 2 itinéraires possibles, dont un plus roulant pour les cyclistes, mais qui a dû attirer des piétons si j'en juge par le,faible nombre de marcheurs ce matin. Les seuls bruits qui accompagnent mes pas sont celui du vent de l'eau qui coure partout et des oiseaux qui chantent et qui rivalisent dans les vocalises. J'ai juste à fermer les yeux ( quand il n'y a pas de bouse bien sur!! ) pour avoir l'impression d'être au milieu d'eux, je ne siffle pas encore comme eux, mais ça va venir... Non je n'ai rien fumé cette nuit!!

Il y a une particularité en Galice, c'est l'eau. On la trouve partout. Elle est comme prioritaire sur cette terre. Il y a des torrents, des ruisseaux partout. On entend l'eau couler tout le temps. Elle sert en plus des grosses pierres plates du pays que l'on voit partout, à séparer les parcelles qui sont clôturées par de l'eau, bien sur à irriguer, à abreuver les animaux. Et quand l'eau doit passer par un chemin, on aménage ce dernier avec des pierres pour pouvoir marcher sur l'eau...

Ce n'est que vers 10h que le soleil va enfin nous chauffer un peu le dos et nous permettre d'admirer la Galice, tant dans ses chemins ombragés que sur ses colonnes environnantes.

Après la petite pause obligatoire du matin pour mon "café américano", je descends vers Sarria terme de mon étape du jour. La ville ne présente pas d'intérêt particulier, à moitié récente sur sa partie basse, un peu ancienne sur sa partie haute, je ne fais qu'aller y déjeuner au soleil d'une terrasse avant de regagner mon hôtel du jour.

Demain comme c'est dimanche la journée sera tranquille pour rejoindre Portomarin avec 23 km. Je fais durer le plaisir...

Bon dimanche.

La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...

La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
OK. Je signe pour les 200 kms a (zut je suis pas chez moi, où sont les accents) à (voilà) cheval ! Ok, on s est couché à 4h du mat mais je suis bien réveillée et lucide ! Faut juste trouver une date...
Répondre
P
Je te laisse gérer l'agenda et...Anne-Marie!!<br /> Bises
M
De retour du sud de la France où j'ai enfin revu qqchose de jaune, assez chaud même avec du mistral qui s'appelle le soleil (!!),j'ai replongé dans la suite de tes aventures, découvert étape 55 le film, je pense: &quot;Et au milieu coule une rivière!&quot;, cherché Brad Pitt dans les pèlerins, admiré ta forme, souhaité te voir prendre de nouvelles chaussures avant d'arriver même si c'est bientôt... Admirative de tout ce chemin parcouru et te souhaitant de faire maintenant ce que je viens de faire quelques jours: un peu de thalasso, c'est le complément idéal pour tes petons et tendons et tellement bon cette eau de mer chaude: ma malléole a apprécié et mon moral aussi . <br /> Bises . Bonne fin et BRAVO!!
Répondre
P
Oh oui, me plonger dans de l'eau de mer chaude et aller voir les petits poissons sous l'eau et se laisser bercer...<br /> Bises
S
Je te souhaite un bon dimanche ! Peut etre es tu déjà réveillé par les Espagnols...moi je ne dors pas encore ! il n'est que 23h.<br /> Je vais essayer de rattraper mes lectures en retard. Et j'espère surtout pouvoir te lire pour ton arrivée mais pas évident car je reprends l'avion le 7.<br /> Je t'embrasse bien fort à des milliers de kilometres.
Répondre
P
Profites en bien, enfin un peu...et pas trop du rhum!! Aujourd'hui finalement je trouve les Espagnols charmants quand on voit le comportement des troupeaux d'anglais qui sont arrivés. Mais personne n'est parfait, même pas moi!!<br /> Bisous
A
un petit couple marchand main dans la main et de l'autre les bâtons... c'est mignon, mais définitivement, je ne pourrai pas le faire avec toi. Après le feu de cheminée bien venu ces derniers temps, enfin le soleil pour te réchauffer. Comme nous aujourd'hui, il était temps !
Répondre
P
Allez, tu dis ça parce que tu as peur d'aller plus vite que moi...<br /> Bisous