Publié le 3 Juin 2013

Un petit 7° pour partir ce matin et du brouillard sur Portomarin dans la "rue des pèlerins". L'étape ne fait que 25km mais comme il y a beaucoup de "novices" tout le monde est sur le chemin de bonne heure. Pour ne pas changer les bonnes habitudes, on commence par 350m de dénivelé , ce qui calme tout de suite les bavardages et autres rigolades du matin parmi les plus jeunes sur le chemin...

Je pars tranquillement pour cette étape, tout en dépassant le troupeau et je me retrouve rapidement au milieu d'une belle nature, entre Vosges et Monts d'Auvergne. Les oiseaux accompagnent la marche des fourmis, dans les champs on fait les foins, ça sent bon et le soleil nous réchauffe rapidement.

On longe la crête à un peu plus de 700m pendant un bon moment ce qui permet d'avoir une belle vue sur le panorama environnant. Pas beaucoup de village/hameau dans la première partie de la matinée. Par contre on voit de beaux "horreos" qui sont les greniers à grains de la région et une vraie spécialité locale. Ils sont montés sur 4 piliers pour protéger la récolte de l'humidité et des prédateurs. Chaque maison en possède/possédait un. Ils étaient toujours faits de pierre et de bois, et aujourd'hui avec des briques à la place du bois. Et avant de descendre sur Palas de Rei, au milieu des chênes et des châtaigniers apparaît une nouvelle essence d'arbre que je ne m'attendais pas a trouver ici, des Eucalyptus .

Après la petite pause de 11h...café americano au soleil, petits gâteaux et banane... Je reprends mon chemin le plus tranquillement du monde, enfin tranquillement pour moi bien sur... J'arrive déjà à Palas de Rei, je n'ai plus qu'à trouver où dormir ce soir. Quand on arrive dans cette petite ville, on passe d'abord par une sorte de plateau où se trouve des Albergues en nombre pour les pèlerins. Les premiers arrivés s'arrêtent là, mais en fait on est encore a près d'un km de la ville elle-même. Je laisse les novices s'installer et je descend dans le centre où je n'ai aucune difficulté à trouver une petite chambre dans un petit hôtel.

Il est 12h45, les chambres ne sont pas encore prêtes, la dame de la réception qui est drôle et très gentille me regarde avec des grands yeux étonnés, me dit que je suis le premier arrivé de Portomarin, qu'en général les pèlerins arrivent vers 14h...et me demande si j'ai fait l'étape en courant!! Non non...je me suis promené!!

Elle m'indiquera un petit restaurant dans lequel aller manger et c'est là que pour une fois je ferai mon pique-nique avec une bonne bière bien fraîche.

Pour ce qui est des photos, pas grand chose a se mettre dans l'objectif aujourd'hui, et surtout pas à Palas de Rei, il n'y a rien a voir. C'est une ville rue qui descend sans rien de particulier à vous montrer... Je ferai mieux demain, enfin peut-être, mais avec 30km au programme, on peut espérer voir plus de choses!!

PS: Quelques achats en fruits pour l'étape de demain, je passe devant les 2 pharmacies du centre ville... C'est pas demain qu'ils seront au chômage les pharmaciens ici, tant qu'il y aura des pèlerins et surtout ceux des troupeaux qui faisaient les marioles il y a deux jours!! Ça marche sur les mains ce soir... Oui je sais c'est pas beau de se moquer!!

A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...
A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...
A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...
A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...
A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...
A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...
A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...

A la brume du matin a succédé un beau soleil qui permettra d'admirer de beaux paysages et de me donner soif pour mon déjeuner...

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 2 Juin 2013

Avant de décrire le plaisir de cette étape, juste un l'expression d'un petit mécontentement. Je ne vais pas joué le pèlerin grincheux, mais sont arrivés depuis hier, des troupeaux d'Américains et d'anglais qui viennent faire les derniers 100km, je suppose pour avoir leur certificat. Heureusement j'en ai rencontré beaucoup pendant ce mois en Espagne depuis St. Jean pied de Port et ils étaient tous charmants et avec un état d'esprit en osmose avec le chemin. Mais les derniers, on se demande vraiment ce qu'ils font là? Ils ne répondent même pas quand on dit bonjour... Quant aux anglais ils sont venus en famille, les garçons sont en short de plage, et les petites filles et baskets plates avec des couronnes de fleurs sur la tête... Alors se saluer par le traditionnel "Buen Camino" du matin...

Voilà, ça c'est fait. Belle surprise ce matin en quittant Sarria, des décorations florales au sol avaient été faites tout au long du parcours des pèlerins pour sortir de la vieille ville. Et comme vous pourrez le voir sur les photos ce sont de vrais pétales de fleurs, c'est très beau.

Sinon la journée commence comme toujours par la petite côte qui réveille, pas beaucoup, 300m de dénivelé, mais quand même... Comme le chemin est embouteillé par les "vacanciers", je mets un peu le turbo pour prendre de la distance avec eux et très rapidement je me retrouve au milieu du cœur de la Galice. C'est vert, ça sent bon, il y a des forêts de châtaigniers, des oiseaux qui chantent. Je chemine dans des chemins creux bordés de murets. Comme je vous l'ai expliqué hier, l'eau qui règne en maîtresse ici organise les chemins et les champs.

Mon passe d'un hameau à un autre sans s'en apercevoir, juste le temps de voir qu'il est 10h30, l'heure d'une pause au soleil. Ça sent bon, il fait beau, le décor est superbe, je suis bien, je suis heureux...

La descente vers Portomarin est un peu longue de l'avis de mes tendons et mes pieds, mais je crois qu'ils ont compris qu'ils n'avaient plus très longtemps à supporter ce qu'ils endurent. Portomarin est une petite ville entièrement reconstruite dans les années 60 pour cause de construction d'un barrage. Les monuments importants ont été déplacés pierre par pierre et reconstruits sur la colline. Il ne reste que cet escalier et cette petite chapelle juste après le pont pour nous accueillir dans cette ville nouvelle.

Les trois prochains jours seront un peu plus chargés en km et comme je n'ai pas de point de chute pour dormir, je pense que je vais partir de bonne heure, histoire de ne pas marcher avec le troupeau...et pouvoir choisir mon lit pour le soir, la méthode Espagnole finalement!!

Bonne semaine à tous.

Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.
Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.

Une surprenante et belle décoration florale faite la nuit dernière. Un décor de rêve dans cette Galice sauvage et un beau gros lézard qui profite enfin du soleil. Une petite gratouille dans le cou, et une vue du lac et de la rue des pèlerins à Portomarin.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 1 Juin 2013

Un peu animée l'albergue hier soir, on voit qu'on est dans la dernière ligne droite et que les difficultés sont derrière nous. Les Espagnols sont de nouveau en nombre car pour avoir la "Compostella" c'est à dire le certificat officiel qui a été instauré au XIV ème siècle et rédigé en latin, il faut au moins avoir fait les 100 derniers kilomètres avant Santiago à pieds ou 200 en vélo ou à cheval, avis aux amateurs...

Donc hier soir à 22h30 tout était encore allumé et ça parlait fort et des gamins couraient en braillant dans l'albergue... Un pèlerin a fini par y mettre fin, et moi fermer la porte et éteindre la lumière, non mais alors!! Bon après la nuit, c'est comme toutes les nuits en Albergue avec 16 personnes dans un dortoir... On a quand même eu droit à une belle symphonie avec artistes variés et musique sur différents tons. Il y en a un, on aurait dit le bruit du cochon avant qu'on l'égorge, d'ailleurs c'est ce que j'aurais dû faire...j'avais laissé mes boules quies dans mon duvet dont je n'avais pas besoin pour cause de "drap" et de couverture, funeste erreur!!

Ce matin réveil presque tardif vers 6h, on voit bien que c'est la fin, des premiers pèlerins. C'est amusant, c'est toujours les plus bruyants qui se lèvent les premiers... Après m'être préparé et avalé mon petit déjeuner, je pars vers 7h45 le plus tranquillement du monde pour une balade de 19km.

Comme je le fais maintenant systématiquement , pas de déploiement des bâtons, pas de précipitation, de la douceur... Sauf que dès qu'on sort de Triacastela, on se fait 300m de dénivelé histoire de se réveiller définitivement, et pas sur 10km... Et en plus du petit chemin caillouteux et boueux on est sur la route des pâturages...ce qui veut dire boue et bouse, et ça glisse encore plus la bouse surtout fraîche!! Bref les bâtons sont les bienvenus pour maintenir l'équilibre à défaut de s'en servir pour pousser dans la côte. En fait je vais passer ma matinée à les déployer et à les rentrer en fonction du sol.

Le soleil tarde à percer et les nuages sont encore accrochés aux collines. On se promène à 900m d'altitude et il fait frais. C'est peut-être ce qui facilite les rapprochements entre pèlerins...

Nous allons traverser toute la matinée de belles forêts de chênes, châtaigniers et bouleaux. Il y avait une fois de plus 2 itinéraires possibles, dont un plus roulant pour les cyclistes, mais qui a dû attirer des piétons si j'en juge par le,faible nombre de marcheurs ce matin. Les seuls bruits qui accompagnent mes pas sont celui du vent de l'eau qui coure partout et des oiseaux qui chantent et qui rivalisent dans les vocalises. J'ai juste à fermer les yeux ( quand il n'y a pas de bouse bien sur!! ) pour avoir l'impression d'être au milieu d'eux, je ne siffle pas encore comme eux, mais ça va venir... Non je n'ai rien fumé cette nuit!!

Il y a une particularité en Galice, c'est l'eau. On la trouve partout. Elle est comme prioritaire sur cette terre. Il y a des torrents, des ruisseaux partout. On entend l'eau couler tout le temps. Elle sert en plus des grosses pierres plates du pays que l'on voit partout, à séparer les parcelles qui sont clôturées par de l'eau, bien sur à irriguer, à abreuver les animaux. Et quand l'eau doit passer par un chemin, on aménage ce dernier avec des pierres pour pouvoir marcher sur l'eau...

Ce n'est que vers 10h que le soleil va enfin nous chauffer un peu le dos et nous permettre d'admirer la Galice, tant dans ses chemins ombragés que sur ses colonnes environnantes.

Après la petite pause obligatoire du matin pour mon "café américano", je descends vers Sarria terme de mon étape du jour. La ville ne présente pas d'intérêt particulier, à moitié récente sur sa partie basse, un peu ancienne sur sa partie haute, je ne fais qu'aller y déjeuner au soleil d'une terrasse avant de regagner mon hôtel du jour.

Demain comme c'est dimanche la journée sera tranquille pour rejoindre Portomarin avec 23 km. Je fais durer le plaisir...

Bon dimanche.

La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...
La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...

La Galice, au moins ici, est restée très sauvage, donc très belle. A Sarria, comme un peu partout, le commerce du chemin est bien présent...

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 31 Mai 2013

Et oui plus qu'une semaine de marche en suivant ce chemin... Je n'en reviens toujours pas non seulement d'être là aujourd'hui mais d'être parti il y a maintenant déjà deux mois... C'est tellement loin et seulement hier!

La promenade de la journée sera courte, à peine16km. La bonne nouvelle de la matinée c'est que mon hôtesse après m'avoir préparé mon petit déjeuner, m'emmène en voiture au point d'intersection de la route qui mène a sa Casa et au chemin... Deux kilomètres de montée évites... J'adore la voiture!

Bon, bien sur il y a le dernier col à grimper mais franchement un peu moins de 200m de dénivelé c'est pas l'amer à boire. Par contre il fait toujours aussi beau en "Bretagne" et le vent toujours aussi agréable...il me tarde de goûter aux "douceurs Oceannes"...

Comme hier je ne déplie pas̀mes bâtons histoire de me promener vraiment. Je prends tout mon temps pour essayer de percer les nuages et trouver une image à vous faire partager.

Il faut vraiment que je sois aux aguets , mais franchement ce n'est pas aujourd'hui que je vais trouver le scoop. Juste des petits chemins qui maintenant et normalement presque jusqu'au bout vont descendre. Mes tendons et mes pieds ne sont pas ravis, mais je crois qu'ils comprennent que leur martyre est bientôt terminé.

C'est en prenant tout mon temps, on est freiné dans la descente par les troupeaux de vaches qui vont au champ, que je vais rejoindre mon Albergue de ce soir. Petite chambrée à 12. Je suis arrivé le premier, ils finissaient le ménage et j'ai pu avoir un lit en bas...

Douche, Lessive, courses, déjeuner et blog...il est déjà 16h30. Le temps d'aller voir un peu dehors le soleil et après une bonne nuit partagée, il sera temps demain de rejoindre Saria avec une étape de 19km. Je traîne sur la fin de mon chemin, et si en plus il fait beau, je pique-niquerai au soleil...

Je crois qu'on est vendredi, alors bon week-end à tous.

Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.
Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.

Encore difficile de capter la lumière. Mais on en trouve à travers ce chemin qui descend et ce vieux châtaignier . A Triacastela il y a la rue des pèlerins et mon gîte. Et quand le soleil est là on voit enfin le paysage.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 31 Mai 2013

Un seul mot d'ordre aujourd'hui, DOUCEUR... Le reveil à 5h45 se fait comme les chats, je m'étire dans tous les sens jusqu'au bout des orteils, ne surtout rien agresser ce matin du coté des muscles et des tendons. Mon sac est pratiquement bouclé, juste mon petit déjeuner à prendre "tranquillement", au milieu des jeunes Américains qui sont excités comme des puces, une vraie colonie de vacances...

La météo n'est pas vraiment bonne, il a plu une bonne partie de la nuit et quand je pars un peu avant 7h, ça tombe encore mais doucement. J'ai fait 2 choix ce matin, sans parler de la douceur.

Le premier c'est de partir en teeshirt sous ma veste de pluie mais directement avec mon poncho. Cela me fait une couche de protection supplémentaire pour le vent et le froid, mais comme on va monter des le début, de ne pas transpirer dans ma polaire que je garde sèche pour l'arrivée.

Le second c'est de ne pas déplier mes bâtons de marche. Ils me donnent du rythme et une force pour avancer , or aujourd'hui il faut que je monte en douceur, il y a 27 km de montée, et je ne veux pas risquer de me griller en cours de route, je me connais!!

Juste quelques lacets âpre mon départ je me retourne pour faire cette photo de Villafranca au petit jour. C'est vrai depuis le col de la Cruz de Ferro, le paysage à complètement changé et même si on est encore en Castille, on est déjà en Galice pour la végétation et le décor. Pendant toute la montée ce ne sont que forêt de chênes et Châtaigniers, très bien entretenues d'ailleurs qui vont accompagner mon ascension. Quelques murs fleuris, une vieille église et à La Portela, une inscription qui annonce qu'il reste moins de 200 km pour Santiago, ça va vite!!

Je maintiens un rythme doux et régulier et surtout je laisse filer quelques "lièvres" qui courent vers les sommets comme si ils allaient louper le dernier métro!! En parlant de métro, il y a un business des taxis pour passer cette étape, c'est incroyable. Pour certains cela fait déjà le 4ème passage depuis le début de matinée...

Après 3h de marche, je fais une petite pause dans un bar pour prendre mon "café americano" et un sandwich au serano. Même en marchant tranquillement, j'avance bien. La montée est repartie en deux tronçons. Le premier fait en gros 19km et monte régulièrement mais pas trop fort. Le second fait 9km et attaque la falaise... Juste avant on traverse un dernier petit village qui donne une vue sur les hauteurs, tout est bouché et il n'y a rien à attendre en terme d'amélioration du temps. Pour les amateurs d'immobilier qui ont trouvé que mes propositions de château à racheter et restaurer en France étaient trop "grandioses", j'ai repéré quelques maisons plus petites en vente sur la route...prévoir également quelques travaux!!

Il pleuviote, mais comme j'ai attaqué les 9 derniers km cela ne me gêne pas trop. Je reste concentré sur mes pas en "douceur" et j'avance. Ce que je pourrais considérer comme frustrant dans ma progression c'est que l'on passe d'un vallon à l'autre sans savoir quand ça va se terminer, et ce n'est qu'un début.. J'ai même quelques faux espoirs déçus qui me conforte dans le fait de rester zen dans cette montée qui s'est faite en grande partie pour le moment sur de petites routes.

Cmme tout a une fin même les bonnes choses, on quitte le bitume pour attaquer les 4 derniers km par un chemin pentu, parfois en escalier avec des cailloux et de la boue bien sur, sinon c'est pas drôle. Je marche à flanc de montagne, et j'ai l'impression qu'on ne va jamais en finir. A chaque virage à chaque crête dépassée correspond un nouveau sommet, un nouveau vallon à contourner, et les crêtes à venir sont toujours plus hautes.

Question météo ça ne s'arrange pas, on est dans les nuages, le vent froid en prime. Tout le monde se concentre sur cette montée interminable, de toutes façons on ne risque pas d'être distrait par le paysage, comme vous pourrez le voir sur les photos, car j'ai encore le réflexe de regarder ce que je peux voir en plus de mes cailloux devant mes chaussures!!

Bon là, ça traîne de trop... Il doit rester en gros 2km et ces crêtes qui se succèdent me fatiguent...je défais mes bâtons et je lâche les chevaux, il faut en finir avec ce col. Ceux que je double sont un peu éberlués par ma vitesse en fin de parcours...j'ai les jambes pour ça, même si pour moi le col ne signifie pas arrivée, derrière j'ai encore 8km.

Et me voici enfin , en Galice et à O Cebreiro... Dans les nuages, le vent et le froid. Il était dit qu'en arrivant en Galice on trouverait un temps ressemblant à la Bretagne, mais il n'était pas précisé la Bretagne en Décembre!! Juste le temps de boire un Coca bien frais, et j'attaque tout de suite la crête du col avant de commencer à descendre vers ma fin d'étape. Je ne sais pas exactement où se situe ma maison d'hôte de ce soir. J'ai reçu juste avant de partir ce matin par mail un dessin pour me donner les grandes indications...pratique comme plan au fond de mon sac sur mon iPad... Mais comme j'ai une bonne mémoire, j'ai tout enregistré et normalement je vais droit dessus. Avec une petite réticence tout de même, ma casa est en-dehors du chemin à environ 2km en descendant...si je me trompe je vais l'avoir mauvaise, surtout mes jambes d'ailleurs, on en reparlera plus tard.

Et parfois de la nuit surgit une lumière...j'arrive dans ma Casa, une belle maison au fond d'une vallée avec une cheminée qui va me tenir chaud une bonne partie de cette fin d'après midi, et des hôtes charmants qui s'occuperont très gentiment de moi. Un vrai bonheur, et une très belle vue de ma chambre avec les troupeaux qui rentrent le soir et qui passent sous ma fenêtre.

J'ai fait aujourd'hui la dernière grosse étape de ce chemin. Elle était longue et difficile mais je m'en suis bien sorti. Si je récapitule ce que j'ai fait les 4 derniers jours, cela donne à peu près ceci... 130 km ; 2 cols à 1500 et 1400m ; 2000m de dénivelé en montée et 1460m de dénivelé en descente, de la pluie, du vent , de la neige... Donc vous ne serez pas étonnés si ce soir je vous dit que je suis...fatigué...

Ce n'est pas tellement les muscles qui sont fatigués, ils tiennent avec l'entraînement maintenant. Non c'est plutôt les tendons qui commencent a me faire le coup du chantage "si tu n'arrêtes pas, on te lâche", alors je les cajole, je les crème, je les masse, je les "aspirine" même parfois histoire de les endormir... Mais le pire c'est les pieds. Le matin quand je me dirige vers mes chaussures, ils essaient de s'enfuir, je suis obligé de les faire rentrer de force et de les attacher dans les chaussures. Il faut dire que c'est eux qui sont en première ligne et qui subissent le ratatinement de mes semelles et qui donc assurent l'interface avec les cailloux, qui assurent l'équilibre permanent... Je sens que ça va être dur de négocier avec eux cet été même des palmes, j'ai intérêt à être gentil avec eux a mon retour!!

En attendant ce soir je dors dans un bon lit, même si la chambre est "fraîche", et demain je fais une promenade de 16km pour arriver à ma prochaine étape. Je mentirai un peu aux tendons et au pieds en leur disant qu'on va a la mer...après tout la Galice et la Bretagne, c'est aussi l'océan non?

Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!
Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!

Un long effort tout en douceur sans beaucoup de lumière pour terminer les pieds au chaud devant la cheminée...elle est pas belle la vie!!

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 29 Mai 2013

Même après une bonne nuit dans mon grand lit, je me sens encore fatigué ce matin. Le passage du col avec le froid, mais surtout la descente pèsent sur l'organisme. Mon hôtesse de la Casa Pichin m'a préparé un bon petit déjeuner. C'est amusant car travaille dans cette "casa" une Française divorcée d'un Espagnol. Ce sont donc deux femmes qui font tourner la boutique et elles sont très sympa toutes les deux, et ce qu'elles préparent à manger est bon, même quand il s'agit du menu pèlerin que je mange depuis début mai en Espagne.

La météo ne s'est pas améliorée, il a plu pendant la nuit, et pour mon départ j'ai mis les protections de pluie sur le sac et sur moi. Aujourd'hui on va passer des monts du Léon au monts du Cebreiro, que je traverserai si tout va bien demain. Le décor depuis hier est complètement différent, les toits ne sont plus en tuiles mais en Ardoises, du plat on est passé à de la petite montagne et aux vallons. Et puis on retrouve de jolies vignes ( vin de Bierzo) sur les coteaux. Avec un peu de soleil ce serait magnifique.

Le premier tiers de l'étape n'est pas exaltant, mais je reste vigilant et l'œil aux aguets. Cela me permet de saisir cette trouée du soleil sur une colonne en fleur...on a l'impression que le soleil se reflète dessus. Je ne suis pas mécontent de cette photo que je trouve il faut le dire très belle...

Mal seule grand ville traversée aujourd'hui est Ponferrada, dans laquelle je me prends les pieds dans le balisage, et donc je tourne un peu en rond pendant une bonne demie heure, ce qui me permet de passer et repasser devant la forteresse des Templiers...

Dès la sortie de la ville on repart apres quelques kilomètres à travers la campagne, et quelques villages. On va vite rejoindre Cacabelos une petite ville construite au Xeme siècle qui essaye dans sa partie historique de conserver son "cachet".

Le temps est "taciturne", on ne sait pas si on doit mettre ou enlever le poncho qui tient vite chaud au moindre rayon de soleil. Après avoir attaqué un peu les collines et serpenté entre les champs, le terme de mon étape du jour se profile. Et c'est tant mieux car j'en ai plein les jambes et les pieds, et j'arrive au bout de mes 32 km fatigué. Les nuages sont accrochés à la montagne derrière Villanfranca del Bierzo et laissent descendre sur la ville un "joli" filet d'eau...juste histoire d'arriver mouillé à mon auberge du jour.

Après les occupations quotidiennes de l'arrivée, je m'en vais faire mes courses pour mon dîner de ce soir. Aujourd'hui je mange à l'albergue et c'est moi qui popote. Il tombe des cordes dehors, c'est déprimant, et c'est le même temps qui est prévu pour demain. C'est pas de chance pour les deux cols à passer cette semaine, temps pourri... Et en plus demain c'est une étape à 37km. J'en ai mal partout par avance!!

Je vous raconterai!!

Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.
Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.

Même avec cette journée pluvieuse, de belles couleurs à saisir et des senteurs sur le chemin très présentes et surprenantes.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 28 Mai 2013

Après une bonne nuit égayée par diverses sonorités...réveil du dortoir vers 5h45. Le temps de tout rangé dans le sac, un peu chacun son tour avec ma co-locatrice, de prendre un petit déjeuner préparé par nos amis de la Confraternity, plus ce que j'avais prévu, me voilà prêt à partir, enfin presque... Quand on arrive dans ce type de refuge, on retire ses chaussures que l'on pose sur un rack a chaussures histoire d'éviter dans les chambes non seulement les odeurs mais aussi la saleté. On dépose également ses bâtons de marche qui prennent de la place , tombent etc... Donc en arrivant hier mon hôte Anglais prend mes bâtons, les pose avec les autres pour m'aider. À ce moment s'allume dans ma tête une petite lumière qui veut dire "attention". Le soir avant d'aller me coucher, je repasse par le casier à bâtons, lie mes bâtons, je les mets dans un coin et je vérifie pour voir s'il y en a d'autres comme les miens, ce qui n'est pas le cas. Donc ce matin, une fois mes chaussures remises je sors avec mon sac prêt à partir, sauf que je constate tout de suite que mes bâtons ne sont plus là... Je vérifie partout, Nada plus de bâtons de marche. D'abord l'étonnement puis un peu la colère qui monte doucement. Je croise le neveu Anglais de Lhospitalier en charge de l'organisation et lui explique que quelqu'un m'a pris mes bâtons. Certes gêné , mais que peut-il y faire, là ça m'agace... Au même moment deux Français se préparent à partir et disent à revoir à une amie, je regarde par réflexe les bâtons de l'un deux et que vois-je... Poliment mais un peu sec je lui demande si il est certain que ce sont ses bâtons, ce a quoi il me répond avec aplomb, " mais bien sur ce sont des antichocs ". Je garde mon calme et lui dit que moi aussi j'ai des antichocs et que d'ailleurs les bâtons qu'il tient en main sont attachés comme je l'ai fait hier soir et que le plus simple est de vérifier à quelle hauteur ils sont usés, les miens le sont à 130cm. Je lui retire sèchement les bâtons des mains et lui montre les marques d'usure au niveau 130. Il se baisse, cherche dans le tas de bâtons, et en ressort avec les siens " ah Ben c'est normal, c'est les mêmes" ...ils ne sont pas de la même couleur, et porte des embouts en caoutchouc sur les pointes! Comme on est dans l'enceinte du refuge du monastère je reste poli, mais ce n'est pas l'envie qui me manque, je suis pèlerin pas enfant de Chœur.

Ça m'a donné un coup de chaud cette histoire...j'ai préparé mon sac pour la pluie mais pas encore sorti mon poncho, que je vais enfiler 10minutes plus tard...d'abord pour quelques gouttes d'eau, puis un peu plus haut pour une forme de grésille, puis pour finir...pour de la neige!! Et voilà j'aurais tout eu sur ce chemin, me voici en short et basket en train de grimper un col sous la neige.

L'averse ne dure qu'une trentaine de minutes mais avec le vent qui souffle, j'ai les mains glacé et j'ai absolument besoin de marcher avec mes bâtons (ouf je l'ai ai...). On a 6km pour monter au col et je me demande ce qu'on va trouver là haut!! La vue est quand même magnifique, les fleurs sont gelées, cela donne une impression complètement décalée de la situation. Un marcheur en short, des fleurs, de la neige et du vent , un arc en ciel!!

Et puis me voici arrivé à la Cruz de Ferro, presque au col à 1490m. C'est au pied de cette croix que chaque pèlerin vient jeter sa pierre , car on a tous des cailloux dans son sac. Laissez moi vous raconter l'histoire de mon caillou.

Dans une autre vie, en janvier 2009, alors que mon entreprise a décidé que "je ne fais plus partie de la stratégie" et que je me bats pour mon droit et pour garder un job, par un moche week-end froid et humide, me vient l'idée que je dois retirer au fond du jardin un piquet métallique en T qui servait avec son vis à vis d' étendoir à linge. J'avais déjà retiré le premier l'été précédent et le second ne me prendrais pas de temps. Rapidement j'ai compris que l'ancien propriétaire qui avait planté ce piquet devait avoir un reste important de béton dont il ne savait quoi faire, et avait fait une embase de 30cm de diamètre sur plus de 50cm de profondeur, ça je le saurais plus tard. Avec marteau, burin, pelle et pioche, j'ai tapé, cogné, tordu ce piquet qui ne voulait rien entendre. Au bout de 3h de travail sous la pluie, il me restait encore beaucoup à faire . À force de tordre et secouer ce maudit piquet dans tous les sens, je pensais bien pouvoir en venir à bout avant la fin de l'après-midi. Sur un mouvement de poussée en torsion, la barre du T m'est revenue dans la tête, m'envoyant presque assommé à terre. Déterminé à ne rien lâcher d'un combat que j'avais transposé à celui que je menais contre mon entreprise, je me relevais pour continuer ma tâche. Mais quand j'ai senti un liquide chaud coulé sur mon visage et vu du sang tombé par terre, je me suis décidé à rentrer... Je ne vous raconte même pas le cri d'Anne-Marie quand elle m'a vu arriver, un Zombi plein de terre et de sang, la tête ça saigne vite. Je m'étais entaillé le crâne et surtout découpé suivant les pointillés le haut de l'oreille... Trop douillet pour aller à l'hôpital ou voir un médecin, on a nettoyé et mis des Sterilstrips pour resserrer les chairs. Forcément ça m'a calmé pour la fin de la journée. Mais je vous jure, je n'avais qu'une idée en tête, finir mon "combat" avec ce trou. Abandonner c'était reconnaître ma défaite face à mon entreprise. Aussi dès le lendemain matin avec l'impression d'avoir un train dans la tête, je suis retourné au fond du jardin finir le nettoyage de mon trou. Et une fois terminé je me suis dit "ils ne gagneront pas, ce sera long et douloureux, mais j'y arriverai". Aujourd'hui j'ai jeté le dernier caillou de ce foutu trou définitivement rebouché.

Apres cette croix, on serpente sur le col pendant un petit moment, on passe au plus haut à 1517m, avant d'entamer une descente de près 13km. Parfois sur la route mais le plus souvent dans un chemin pierreux difficile et glissant, ce n'es vraiment pas une parité de plaisir, sauf dans ce refuge tenu par des marginaux, mais qui "offrent", on laisse ce qu'on veut, du café et du thé chaud ce qui fait un bien fou.

Dès que le terrain le permet je relève la tête pour regard l'environnement qui bien que tétanisé par le froid est très joli à regarder. On traverse quelques villages qui ne sont plus du tout les mêmes que de l'autre côté du col. Ici c'est la montagne, ni les murs ni les toits sont identiques, et déjà en face de moi se dresse une autre barrière montagneuse qu'il faudra bientôt franchir pour atteindre la Galice.

C'es avec soulagement que je termine mon étape a la Casa Pichin, mon auberge pour la nuit, avec une chambre rien que pour moi et un grand lit sans barreaux...

Demain encore un grande journée avec 32km au programme, mais on reste dans la vallée du Bierzo et les jambes seront j'en suis certain reconnaissantes de cette pause momentanée des montagnes...

Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.
Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.

Malgré cette neige et ce froid, le plaisir de jeter mon caillou au pied de cette croix et des paysages que je n'oublierai pas.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 28 Mai 2013

Bon c'est pas tout ça mais il faut repartir... La météo s'est dégradée depuis hier après midi, il a même plu, mais de toutes façons il n'y avait rien a voir dans Hospital de Orbigo. Et donc ce matin, il fait très frais avec quelques gouttes au départ de l'hôtel. Pendant mon temps mort d'hier, j'ai regardé plus attentivement mes prochaines étapes et j'ai constaté que j'avais fait deux erreurs. La première c'était ce stop, la seconde c'est mon découpage des deux étapes à venir. Aujourd'hui théoriquement je dois faire 26km pour rejoindre un village (Santa Catalina) entre Astorga et Rabanal del Camino. Et demain l'étape ferait 37km pour aller jusqu'à Molinaseca. Sauf que dans la préparation de mes étapes je n'ai pas fait attention au dénivelé de la seconde. En fait je vais cumuler plusieurs difficultés si je ne change rien. La première va être la longueur qui associée à la seconde, le dénivelé, qui associée à la troisième, le passage d'un col, qui associée à la quatrième , une longue descente...va me rendre la journée infernale.

L'autre option qui s'offre à moi c'est d'inverser les kilométrages et de m'avancer au maximum aujourd'hui, histoire de "rattraper" l'erreur du stop de dimanche. Avant de prendre ma décision, tout en marchant, je veux savoir à quelle heure je vais arriver à Astorga, à 17km de mon départ du matin et l'évolution de la météo, qui n'est pas annoncée comme brillante les jours à venir.

Depuis hier il y a une chaîne de montagne face à moi dont je me rapproche. On change complètement de relief et de paysage, plus de platitude monotone, ça ondule pas mal entre 800 et 900m. Le parcours en lui même n'est pas transcendant , on longe toujours cette nationale, aussi je peux me concentrer sur mes jambes et mes bâtons qui me donnent le tempo. Finalement j'arrive plus vite que prévu et à 10h45 je suis sur le parvis de la cathédrale. Comme j'ai un peu de temps je veux en profiter pour rentrer et la visiter...je ne comprends décidément rien au horaires d'ouverture des églises en Espagne. On me demande de sortir car elle ferme, c'est la pause!!

Eh bien moi aussi je vais en faire une dans un café à la sortie de la ville et faire le point sur mes choix. La bonne nouvelle n'est que le soleil est là et les nuages se sont éloignés. Après "uno café americano" et une bonne part de gâteau ( la dame du café m'en a servi une très généreuse...) je fais mes comptes. Il est 11h30, si je veux aller jusqu'à Rabanal et sauter l'étape prévue à Santa Catalina, j'ai 22 km à faire avec en plus une lente mais certaine montée jusqu'à l'arrivée. Mais c'est toujours ça de gagner pour le lendemain... Donc j'attache mon sac, j'ai refait le plein d'eau avec la dame du café, j'ai rangé la veste pour marcher à l'aise en teeshirt et j'enclenche la boîte automatique...

En fait je peux me permettre ce changement car c'est pour moi une journée joker, je n'ai aucune réservation donc je peux aller en théorie où je veux. Je dis bien en théorie car Rabanal c'est comme un entonnoir avec un bouchon au bout...tout le monde va y aller pour éviter d'avoir une trop longue étape le lendemain et en plus c'est un petit village avec un nombre de couchages limité. Les derniers arrivés ne sont pas certain d'avoir une place et risques de devoir pousser plus loin. Dans mon cas mon étape fait déjà 37km et si je dois aller plus loin, j'arrive à 42km avec de la côte...pas bon du tout comme perspective!!

Je marche donc à un rythme "soutenu" ce qui ne m'empêche pas d'admirer le paysage qui n'est pas sans me rappeler un peu les des Grandes Causses dans l'Aveyron ou le Haut Hérault. C'est très beau et ça sent bon car le soleil chauffe la terre et la végétation. Je retrouve sur cette partie de chemin, les fourmis que j'avais un peu perdu ces derniers jours, et comme je le pensais elles sont nombreuses. Sur cette portion de chemin nous abordons la montagne qui me paraissait encore si loin ces deux derniers jours, l'Est des monts du Léon et nous finirons l'étape à 1200m d'altitude. Et demain il va bien falloir les traverser ces monts...

Les deux derniers kilomètre sont un peu plus raides... Et après 35km je lève "le pied". Deux slovaques sortis de je ne sais où me doublent pratiquement en courant avec leur sac sur le dos...la peur du couchage donne les ailes!!

Mais je ne fais pas le malin, car a peine arrivé a Rabanal, je me mets en quête d'un logis, et toutes les portes que je pousse affichent complet... Derrière l'église se trouve le refuge de la Confraternity of St. James, tenu par un hospitalier de la confraternity et géré avec l'aide d'un monastère Bénédictin de Bavière. Le lieu est très beau, l'accueil est chaleureux avec Thé à 5h partagé avec tous les pèlerins ( quand je dis thé c'est au sens large, vous pourrez voir les bouteilles de vin et le chorizo sur la table...). Une fois mes affaires posées et moi douché, je vais faire un étourdi au jardin, histoire de mettre mes pieds au vert...

La population présente dans le refuge est cosmopolite. Beaucoup d'Américains, des Australiennes, Polonais, Roumaines, Coréens, plus les européens habituels... Et tout ce petit monde se parle, échange et boit un peu ... C'est ça le chemin.

Ce soir le vent s'est levé et n'est jamais bon signe en montagne...la,météo annonce une mauvaise nuit et une journée pourrie pour demain...il est temps de gagner mon duvet dans mon dortoir où ce soir nous serons 20 à dormir. J'ai la place du haut pour cette nuit, je dors au-dessus d'une Américaine originaire des Philippines, si ça tombe, je l'écrase !!

La nuit sera quelque peu bruyante comme vous pouvez l'imaginer, et moi j'aurais un peu mal au jambes dans mon lit trop petit, mais c'est pas grave, j'ai un lit au chaud et dehors il pleut, c'est le plus important non!!

Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.
Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.

Une bien belle journée pour marcher vite et rencontrer plein de nouvelles têtes dans un monastère.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 26 Mai 2013

Pas de départ matinal aujourd'hui, pas de sac à boucler ni de crème à se mettre sur les pieds... Une bonne nuit de repos, pour une journée à ne rien faire. En fait cette journée ne sert à rien et j'aurais dû marcher ne serait-ce qu'une demie étape histoire de bouger et de changer à minima de ville. Mais quand j'ai fait ma route je ne pouvais pas prévoir, et à trop prévoir à l'avance, on peut faire des erreurs. Il me semblait qu'après 4 semaines de marche non stop cette journée "off" serait utile. Or ce matin je n'avais qu'une envie, c'était de partir marcher...

En plus la ville ne présente aucun intérêt, sauf le pont que je vous ai montré hier. Pour le reste c'est un village avec des auberges pour pèlerins, des bars pour prendre son café et deux boutiques pour acheter de quoi se restaurer en chemin.

Mon hôtel qui non seulement est un peu excentré, ne présente pas un charme fou, vous verrez la photo, et encore je ne donne pas sur la station service mais côté champ, ce qui est l'aspect positif de la situation, car il faut toujours trouver le côté positif...

Après avoir trainer dans ma chambre, je pars vers 10h faire "un tour en ville". Il est beaucoup trop tôt, il n'y a personne sauf des pèlerins en partance pour la prochaine étape, et j'ai la sensation d'être "oublié"... En me promenant j'arrive à faire 30 minutes de marche, et j'ai vraiment tout vu. Quelques courses pour mon déjeuner et je vais prendre " uno café con leché, grande por favor", au moins ça me fait passer le temps...

Avant d'en finir avec le blog du jour, je vais en profiter pour revenir sur Léon et la visite de la cathédrale pour une explication "technique" sur les vitraux.

Dans la construction gothique, chaque chose à sa place et rien n'est laissé au hasard surtout dans les cathédrales. L'implantation des vitraux et les thèmes qu'ils abordent sont ordonnancés de la façon suivante.

Au-dessus du cœur qui est toujours orienté à l'Est, nous trouvons les représentations de la vie de Jésus, être de lumière, de renaissance et de vie qui tous les jours éclaire le monde.

Sur le côté Sud, on va trouver des vitraux représentants la vie des saints et des apôtres. Ils ont connu Jésus, ils reçoivent sa lumière. Les couleurs utilisées sont chaudes et lumineuses. On peut trouver sur cette façade des rosaces qui aborderont les mêmes thèmes.

Sur le côté Ouest, en général l'entrée principale de la cathédrale, on va trouver la rosace principale qui va recevoir le dernier soleil, la dernière lumière du jour et éclairer une dernière fois le cœur de la cathédrale. On y trouve souvent des représentations de La vierge Marie et des anges.

Enfin sur le côté Nord, on trouvera des représentations des prophètes qui ont préparé le monde à la venue de Jésus mais qui ne l'ont pas connu. Ils ne peuvent donc pas "bénéficier" de sa lumière. Les couleurs utilisées pour leurs vitraux seront le plus souvent des couleurs froides comme le bleu et le rouge par contraste avec ceux qui leur font face au sud.

Je crois que je n'ai rien oublier de la leçon reçue au cours de cette visite.

C'est tout pour aujourd'hui. Demain 26km au programme pour rejoindre Santa Catalina de Samoza en passant par Astorga. On va commencer à monter pour attaquer les deux cols de la semaine.

Bon dimanche.

On fera mieux demain...je ne peux pas inventer des paysages qui n'existe pas!!
On fera mieux demain...je ne peux pas inventer des paysages qui n'existe pas!!
On fera mieux demain...je ne peux pas inventer des paysages qui n'existe pas!!
On fera mieux demain...je ne peux pas inventer des paysages qui n'existe pas!!
On fera mieux demain...je ne peux pas inventer des paysages qui n'existe pas!!

On fera mieux demain...je ne peux pas inventer des paysages qui n'existe pas!!

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0

Publié le 25 Mai 2013

Départ en douceur de Léon ce matin à 8h. Il fait frais 6° (merci les pharmacies qui donnent l'heure et la température, on moins on sait à quoi s'en tenir), mais il y a un beau ciel bleu et le soleil est déjà là. Cette ville qui est quand même la capitale de sa région respire la "bonne santé" ou en tous cas préserve et fait de son mieux pour garder tous ses attraits. Hier j'avais loupé un monument immanquable ici, l'Hostal San Marcos, c'est juste une splendeur, d'ailleurs exploitée maintenant par un hôtel de luxe. Quand on pense qu'à sa construction c'est juste un hôpital pour les pauvres. Il a quand même été modifié et transformé pour les chevaliers de Santiago dans les années 1510/20, ce qui en reste est superbe, mais du coup je n'ai pas pu voir l'intérieur...un prochain voyage!!

La sortie de Léon est un peu longue, comme toutes les grandes villes, il faut passer par les zones industrielles, passer au-dessus, au-dessous des nationales, des autoroutes...la vie moderne quoi, celle dont on a besoin au quotidien. Ça me donne le temps de regarder les pèlerins du matin...vous en verrez un petit échantillon avec charriot et sandales pour marcher. Pourtant la petite dame on voit qu'elle peine, mais elle y va! J'en ai même doublé un , jeune, en TONGs...si si en tongs de plage, et je peux vous dire que 100m après on grimpait un chemin avec des cailloux, que je sais pas si sur les mains cela n'aurait pas été plus facile pour lui...

Autre curiosité que je croise depuis quelques jours, des maisons de Hobbits... Je ne saurais dire si elles sont habitées en permanence, mais certaines sont très bien entretenues et on voit bien qu'il y a une vie dedans...

Apres 8km, à la Virgen del Camino, se présentent comme avant Léon 2 options. Soit on reste sur le Camino Réal, et on longe la N120 par une piste aménagée et on gagne 4km, soit on prend la Calzada de los Peregrinos qui s'en va par des pistes à l'écart de la nationale, mais qui fait 4km de plus... Comme l'autre jour je me suis fait la voie Romaine sur le même principe, tout seul pendant 31km, j'opte pour les économies...et je longe la nationale. De toutes façons je suis un professionnel de la nationale depuis le chemin Français, et encore là on est protégé. Donc pour les paysages du jour, rien a se mettre dans l'œil!! Sauf bien sur les éternelles cigognes qui "meublent" mes commentaires ( les petits sont là maintenant) et une information importante toute de même, je suis passé sous les 300km en reste à faire!! Pas mal non, je n'en reviens tours pas d'être là!!

En plus on est toujours dans la Meseta, même si on est passé sur un plateau qui s'appelle le Paramo. Sorte de plateforme à plus de 800m entre deux fleuves, le Paramo est synonyme de désert. Cette région est restée très pauvre pendant très longtemps jusqu'à ce que dans les années 1960, les grands travaux d'irrigation permettent enfin le développement d'une agriculture de rendement donc de richesse pour ses habitants.

Et puis comme le soleil est enfin arrivé et que la chaleur aussi, cela faisait longtemps que je n'avais pas pique-niqué. Le plus dur a été de trouver un lieu un peu sympa pour se poser et j'en ai profité pour...changer de couvre chef!! Je passe du chapeau de brousse à la casquette des sables, plus légère et aérée... Ça me va bien non, vous trouvez pas?

Il faut bien que je m'amuse un peu tout seul... A l'arrivée à Hospital de Orbigo, on traverse un pont Roman de 204 mètres avec 20 arches. Il porte en son centre la commémoration d'un combat chevaleresque en l'honneur d'une dame , comme toujours, qui dura près d'un mois et qui vit défier tous les chevaliers qui voulaient traverser le pont. Il fut brisé plus de 300 lances. C'est visiblement ce combat qui est commémoré régulièrement en spectacle pendant la saison touristique.

Mon hôtel est un peu excentré du centre de la ville... Et je dois faire des efforts pour après mes "seulement" 32km revenir y faire un tour et chercher Serge qui doit y faire étape aussi ce soir . Pour la visite ce sera le blog de demain, puisque demain c'est dimanche, que je vais me reposer, m'ennuyer aussi, mais c'est pour mieux repartir la semaine prochaine.

Bon dimanche.

Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!
Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!

Un titre de film se cache au milieu de mes photos, et ce n'est pas Bozzo le clown!!

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre -Guy

Repost0